Simon Wiesenthal, un "soldat de la justice" devenu "conscience mondiale" PARIS (AFP) - "Soldat de la justice" à la "ténacité exemplaire" devenu une véritable "conscience mondiale", Simon Wiesenthal, mort mardi à Vienne, était, pour nombre de représentants de la communauté internationale, bien davantage que le plus célèbre des chasseurs de nazis.
Parmi les hommages affluant du monde entier, le plus émouvant est celui du Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany, qui a salué en lui un "juste", terme en principe réservé aux non-Juifs qui, au péril de leur vie, pendant la dernière guerre, ont caché, aidé et sauvé des Juifs, enfants ou adultes.
De nombreux chefs d'Etat, d'organisations internationales ou communautés juives ont exprimé chacun combien il se sentait redevable. Et d'un hommage à l'autre, c'est la même idée qui revient : l'absence d'esprit de vengeance qui animait Wiesenthal mais aussi son refus de l'oubli et de l'indifférence, "son courage et son abnégation" qui forçait l'admiration, "sa dignité".
Les efforts de Simon Wiesenthal pour obtenir justice pour les victimes de l'Holocauste "ont envoyé au monde le message qu'il ne doit y avoir aucune impunité pour les génocides et les crimes contre l'humanité", a déclaré le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan.
"Il était infatigable et a consacré une vie entière au service de la communauté juive en Grande-Bretagne et du monde entier, et les générations futures lui seront à jamais redevables", a déclaré le ministre des Affaires étrangères britannique Jack Straw.
Il "s'est engagé quand les autres sont restés muets", a dit le chancelier allemand Gerhard Schroeder.
Dithyrambique, le secrétaire général du Conseil de l'Europe Terry Davis, a relevé que "sans sa pugnacité et son combat contre l'antisémitisme, l'Europe n'aurait jamais réussi à guérir de ses blessures et à se réconcilier".
"C'était un soldat de la justice, qui était indispensable à notre liberté, à la paix et à la stabilité", a ajouté le haut responsable après avoir appris son décès, à l'âge de 96 ans, à Vienne.
"Il a fait beaucoup pour réparer les torts et les horreurs de la Seconde guerre mondiale, pour punir les coupables de l'Holocauste", a déclaré Lech Walesa, ancien président polonais et chef historique du syndicat Solidarité.
"Avec Simon Wiesenthal, c'est un combattant infatigable de la justice et du droit qui nous quitte", a estimé, avec une emphase comparable, le président français Jacques Chirac.
"Simon Wiesenthal a été le plus grand combattant de notre génération. Il représentait la morale de l'humanité, il représentait le monde libre et démocratique", a déclaré le président israélien Moshe Katzav.
Partout en Europe, les représentants de la communauté juive ont également exprimé leur peine, soulignant le vide laissé par sa disparition.
"C'était une conscience mondiale, il était le symbole vivant des poursuites engagées dans le monde contre les criminels de guerre nazis", n'a pas non plus hésité à s'exclamer Aver Shalev, directeur de Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem.
Tandis que pour la Fondation Anne Frank d'Amsterdam, "Simon Wiesenthal, survivant des camps de concentration, était la force vive responsable de la traque et de l'arrestation de nombreux criminels de guerre".
"Simon Wiesenthal s'est intégralement consacré depuis la fin de la Seconde guerre mondiale à poursuivre les criminels de l'époque nazie, quand le gouvernement allemand y montrait peu d'intérêt", a ainsi relevé le président de la communauté à Berlin, Albert Meyer.
Il a insisté sur le fait que "le meilleur hommage que l'on pourrait lui rendre serait de poursuivre la tâche à laquelle il avait consacré sa vie".
"J'espère que Wiesenthal a laissé des successeurs et qu'après sa mort son centre ne disparaîtra pas", a déclaré Marek Edelman, unique survivant du commandement de l'insurrection des juifs du Ghetto de Varsovie en 1943.
Parmi les hommages affluant du monde entier, le plus émouvant est celui du Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany, qui a salué en lui un "juste", terme en principe réservé aux non-Juifs qui, au péril de leur vie, pendant la dernière guerre, ont caché, aidé et sauvé des Juifs, enfants ou adultes. De nombreux chefs d'Etat, d'organisations internationales ou communautés juives ont exprimé chacun combien il se sentait redevable. Et d'un hommage à l'autre, c'est la même idée qui revient : l'absence d'esprit de vengeance qui animait Wiesenthal mais aussi son refus de l'oubli et de l'indifférence, "son courage et son abnégation" qui forçait l'admiration, "sa dignité". Les efforts de Simon Wiesenthal pour obtenir justice pour les victimes de l'Holocauste "ont envoyé au monde le message qu'il ne doit y avoir aucune impunité pour les génocides et les crimes contre l'humanité", a déclaré le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan. "Il était infatigable et a consacré une vie entière au service de la communauté juive en et du monde entier, et les générations futures lui seront à jamais redevables", a déclaré le ministre des Affaires étrangères britannique Jack Straw. Il "s'est engagé quand les autres sont restés muets", a dit le chancelier allemand Gerhard Schroeder. Dithyrambique, le secrétaire général du Conseil de l'Europe Terry Davis, a relevé que "sans sa pugnacité et son combat contre l'antisémitisme, l'Europe n'aurait jamais réussi à guérir de ses blessures et à se réconcilier". "C'était un soldat de la justice, qui était indispensable à notre liberté, à la paix et à la stabilité", a ajouté le haut responsable après avoir appris son décès, à l'âge de 96 ans, à Vienne. "Il a fait beaucoup pour réparer les torts et les horreurs de la Seconde guerre mondiale, pour punir les coupables de l'Holocauste", a déclaré Lech Walesa, ancien président polonais et chef historique du syndicat Solidarité. "Avec Simon Wiesenthal, c'est un combattant infatigable de la justice et du droit qui nous quitte", a estimé, avec une emphase comparable, le président français . "Simon Wiesenthal a été le plus grand combattant de notre génération. Il représentait la morale de l'humanité, il représentait le monde libre et démocratique", a déclaré le président israélien Moshe Katzav. Partout en , les représentants de la communauté juive ont également exprimé leur peine, soulignant le vide laissé par sa disparition. "C'était une conscience mondiale, il était le symbole vivant des poursuites engagées dans le monde contre les criminels de guerre nazis", n'a pas non plus hésité à s'exclamer Aver Shalev, directeur de Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Tandis que pour la Fondation Anne Frank d'Amsterdam, "Simon Wiesenthal, survivant des camps de concentration, était la force vive responsable de la traque et de l'arrestation de nombreux criminels de guerre". "Simon Wiesenthal s'est intégralement consacré depuis la fin de la Seconde guerre mondiale à poursuivre les criminels de l'époque nazie, quand le gouvernement allemand y montrait peu d'intérêt", a ainsi relevé le président de la communauté à Berlin, Albert Meyer. Il a insisté sur le fait que "le meilleur hommage que l'on pourrait lui rendre serait de poursuivre la tâche à laquelle il avait consacré sa vie". "J'espère que Wiesenthal a laissé des successeurs et qu'après sa mort son centre ne disparaîtra pas", a déclaré Marek Edelman, unique survivant du commandement de l'insurrection des juifs du Ghetto de Varsovie en 1943.
Parmi les hommages affluant du monde entier, le plus émouvant est celui du Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany, qui a salué en lui un "juste", terme en principe réservé aux non-Juifs qui, au péril de leur vie, pendant la dernière guerre, ont caché, aidé et sauvé des Juifs, enfants ou adultes. De nombreux chefs d'Etat, d'organisations internationales ou communautés juives ont exprimé chacun combien il se sentait redevable. Et d'un hommage à l'autre, c'est la même idée qui revient : l'absence d'esprit de vengeance qui animait Wiesenthal mais aussi son refus de l'oubli et de l'indifférence, "son courage et son abnégation" qui forçait l'admiration, "sa dignité". Les efforts de Simon Wiesenthal pour obtenir justice pour les victimes de l'Holocauste "ont envoyé au monde le message qu'il ne doit y avoir aucune impunité pour les génocides et les crimes contre l'humanité", a déclaré le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan. "Il était infatigable et a consacré une vie entière au service de la communauté juive en et du monde entier, et les générations futures lui seront à jamais redevables", a déclaré le ministre des Affaires étrangères britannique Jack Straw. Il "s'est engagé quand les autres sont restés muets", a dit le chancelier allemand Gerhard Schroeder. Dithyrambique, le secrétaire général du Conseil de l'Europe Terry Davis, a relevé que "sans sa pugnacité et son combat contre l'antisémitisme, l'Europe n'aurait jamais réussi à guérir de ses blessures et à se réconcilier". "C'était un soldat de la justice, qui était indispensable à notre liberté, à la paix et à la stabilité", a ajouté le haut responsable après avoir appris son décès, à l'âge de 96 ans, à Vienne. "Il a fait beaucoup pour réparer les torts et les horreurs de la Seconde guerre mondiale, pour punir les coupables de l'Holocauste", a déclaré Lech Walesa, ancien président polonais et chef historique du syndicat Solidarité. "Avec Simon Wiesenthal, c'est un combattant infatigable de la justice et du droit qui nous quitte", a estimé, avec une emphase comparable, le président français . "Simon Wiesenthal a été le plus grand combattant de notre génération. Il représentait la morale de l'humanité, il représentait le monde libre et démocratique", a déclaré le président israélien Moshe Katzav. Partout en , les représentants de la communauté juive ont également exprimé leur peine, soulignant le vide laissé par sa disparition. "C'était une conscience mondiale, il était le symbole vivant des poursuites engagées dans le monde contre les criminels de guerre nazis", n'a pas non plus hésité à s'exclamer Aver Shalev, directeur de Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Tandis que pour la Fondation Anne Frank d'Amsterdam, "Simon Wiesenthal, survivant des camps de concentration, était la force vive responsable de la traque et de l'arrestation de nombreux criminels de guerre". "Simon Wiesenthal s'est intégralement consacré depuis la fin de la Seconde guerre mondiale à poursuivre les criminels de l'époque nazie, quand le gouvernement allemand y montrait peu d'intérêt", a ainsi relevé le président de la communauté à Berlin, Albert Meyer. Il a insisté sur le fait que "le meilleur hommage que l'on pourrait lui rendre serait de poursuivre la tâche à laquelle il avait consacré sa vie". "J'espère que Wiesenthal a laissé des successeurs et qu'après sa mort son centre ne disparaîtra pas", a déclaré Marek Edelman, unique survivant du commandement de l'insurrection des juifs du Ghetto de Varsovie en 1943.