Le vent nous a porté

Publié le par Rolston

 
Que de chemin parcouru depuis mon dernier post, adieu donc Guyane et bonjour métropole. J'ai donc fait le choix d'entrer dans la grande famille de la Protection judiciare de la Jeunesse au détriment de ma vie calm et sereine de Guyane. Est-ce le bon choix ?
Pour me rassurer je me dis que par les temps qui courent, mieux vaut être prudent et assurer ses son avenir professionnel. Alors même si je ne suis pas tout à fait convaincu et même si sans ma responsabilité paternelle j'aurai à coup sur fait un autre choix, me voilà dans le froid et la grisaille.

J'ai une année de formation qui correspond à une année de mouvements perpétuels. Roubaix - Lyon - Grenoble. Le début est pile poil comme je l'avais imaginé. Roubaix fut un bordel sans nom. Une école absolument pas prête, une communication misérable et des conditions de vie proche de celle des réfugiers kurdes (je sais c'est osé mais bon vous me passerez cette petite comparaison déplacée). Ensuite ce fut Lyon, où visiblement on a retenu l'échec de Roubaix. Alors l'accueil fut de plus haut standing et la semaine bien chargée et enrichissante.

Lundi je commence mes 6 semaines de stages de découvertes. Evidement tout n'est pas encore bien calé mais j'ai bon espoir. Je vous passe quelques mésaventures llogiques quand vous me connaissez. (Un exemple ? ok Je vais en stage dans une structure qui ne souhaitait pas de stagiaire............ et ce stage sera de splus important pour ma titularisation !!!).

Sinon qu'il est difficile de se lever dans cette ville où pourtant j'ai grandi. Même quartier qu'il y a 20 ans, même gueules aussi. J'ai poussé le vice au plus profond, en inscrivant ma fille dans l'école où j'allais petit. Il est donc difficile de vivre ce retour en métropole et dans le passé. Je tente de m eraccrocher au doux rêve que cela ne sera qu'un court moment dans ma vie avant de retourner au soleil mais peut on avoir de telle certitude?

J'ai repris le squash hier contre un cousin bien sympa, alors ok ce matin je marche comme un vieux mais au moins j'ai pu me vider la tête.

Je pense chaque jour à tous ceux que j'ai laissé en Guyane, et que les kilométres ont encore plus éloignés. Je pense aussi à la Gwada où les fées connaissent des temps difficiles, ce qui pour ceux comme moi qui on besoin d'elles pour leur équilibre, est des plus difficiles à vivre.
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Publié dans Vie

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R
redonne moi ton tel ou ton msn.
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B
On croit aux fées! On croit aux fées! On croit aux fées!
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R
Clap Clap
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B
Tape dans tes mains!
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R
Entre dans ma danse, je ne laisserai jamais disparaitre une fée.
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