Amstrong dopé

Publié le par Rolston

La fin de la belle histoire ?
Le mythe Armstrong s’effondre. Dans son édition datée de ce mardi, le quotidien L’Equipe révèle, preuves à l’appui, que l’Américain a été contrôlé positif à six reprises à l’EPO lors du Tour de France 1999, première de ses sept victoires dans l’épreuve.

Par Cédric Callier

«Je voudrais m'adresser à tous ceux qui ne croient pas au vélo. Je voudrais dire aux cyniques et aux sceptiques que je suis désolé pour eux. Je suis désolé que vous ne croyiez pas aux miracles, je suis désolé que vous ne croyiez pas au cyclisme. Le vélo est le sport le plus beau et le plus difficile au monde. Et le Tour de France est la plus belle et la plus difficile course du monde. Vive le Tour, pour toujours». Pendant sept ans, Lance Armstrong a régné en maître sur les routes du Tour de France, battant tous les records ou presque. Pendant sept ans, il s’est insurgé contre tous ceux qui exprimaient des doutes quant à la pureté cristalline de ses performances. Contre tous ceux qui dénigraient ses exploits, son sport. Il y mettait une telle conviction que quelque part, tout le monde avait envie de croire que les miracles étaient bel et bien possibles. Qu’il n’était pas illusoire de guérir d’un cancer et de revenir au plus haut niveau sportif grâce à une volonté inébranlable. Le 24 juillet dernier, sur le podium du Tour, nous aussi nous étions désolés pour tous ces sceptiques…

Une enquête menée sans relâche
Jusqu’à ce mardi matin et les révélations étayées par L’Equipe. Après une enquête de plus de quatre mois menée sans relâche par ses journalistes, le quotidien français a obtenu la preuve que l’Américain a fait usage de produits dopants, en l’occurrence de l’EPO, lors de sa première victoire sur le Tour en 1999. A l’époque déjà, le coureur de feu l’US Postal avait subi un contrôle positif aux corticoïdes. Mais celui-ci avait été étouffé dans l’œuf par une drôle d’histoire de pommade et d’ordonnance médicale (antidatée ?). Le règne d’Armstrong sur la Grande Boucle commençait donc sous un climat de suspicion étouffant que le coureur, par ses déclarations et sa domination quasi inhumaine, ne ferait rien par la suite pour atténuer.

L’impunité n’a plus cours
Aujourd’hui, l’annonce de ces six contrôles positifs, effectués sur les échantillons B prélevés à l’issue de six étapes par le laboratoire de Châtenay-Malabry, fait l’effet d’une véritable bombe dans le monde du cyclisme. Alors pourquoi maintenant et pas en 1999 ? Tout simplement car à l’époque, le laboratoire n’avait pas les moyens de déceler les traces d’EPO dans les urines des cyclistes. Il régnait donc chez eux comme un sentiment d’impunité, mis à mal par les analyses rétroactives effectuées en 2004. Celles-ci, opérées sur des échantillons collectés en 1998 et 1999, à une période où la consommation d’EPO était monnaie courante au sein du peloton, n’avaient pour but que d’affiner la méthode de détection et non de confondre certains coureurs. La preuve, aucun des échantillons n’est nominatif. Parmi ceux-ci, douze se révèlent pourtant être positifs… Et six appartiennent à Lance Armstrong (l’identité du ou des autres coureurs n’a pas encore été révélé).

Juridiquement quasi intouchable
Quelles conséquences ces contrôles positifs vont-ils avoir sur un coureur désormais retraité ? D’un point de vue juridique, a priori aucune. Même si l’Agence mondiale antidopage (AMA) ne semble pas encline à laisser ces résultats sans suite, il n’y aura ni de contre-expertise, ni de poursuites réglementaires, comme le rappelle sur son site Lance Armstrong en guise de réaction : « Le journal admet même dans son propre article que la méthode scientifique en question ici est défaillante et que je n'ai aucun moyen de me défendre. Ils disent : il n'y aura donc aucune contre-expertise ni poursuites réglementaires, au sens strict, puisque les droits de la défense ne peuvent être respectés.»

L’image du héros oubliée
En revanche, en terme d’image, ces révélations vont écorner définitivement le mythe Armstrong. Immanquablement, l’amalgame entre sa première victoire acquise avec l’appui de l’EPO et toutes les autres sera vite opéré. Même si l’Américain n’a jamais été contrôlé positif depuis 1999. Et ce n’est pas ses déclarations à l’encontre de L’Equipe qui risquent de provoquer un retournement d’opinion, en particulier en France. «Encore une fois, un journal européen rapporte que j'ai été contrôlé positif à des drogues favorisant la performance. Hélas, la chasse aux sorcières continue et l'article de demain n'est rien d'autre que du journalisme à scandale.» Si personne n’oubliera que l’homme Armstrong a su vaincre un cancer et revenir au plus haut niveau sur un vélo, personne non plus n’oubliera que ses performances sportives sont à jamais ternies par ces contrôles positifs. Désolé Lance, mais il semble bien que le cynisme ait gagné aujourd’hui…

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Epictete 23/08/2005 20:35

Tu es un peu excessif. De toute façon, tu le sais, ils étaient tous dopés. Et c'est le seul dopé à avoir gagné 7 fois le Tour. Je reviens à ce que je disais tout à l'heure, même si toi et moi étions dopés, nous ne ferions pas le millième de qu'il a fait. Honte à Busch!!!

moi 23/08/2005 19:24

Non Amstrong n'est pas un grand bonhomme il a salit le sport et j'attends avec impatience le procés qu'il avait annoncé en 2004 contre un coureur italien pour l'avoir accusé de dopage, je rigole. Cet homme n'a plus qu'a faire du vélo avec son ami Bush honte à lui.

Epictete 23/08/2005 13:25

On ne fait pas un pur-sang d'un mulet. Même, même s'il était dopé Armstrong reste et restera un grand bonhomme.
( Je ne suis pas un fan du vélo!)