Sncf

Publié le par Rolston

Y a des jours où l’on apprécierait que la SCNF soit en grève. Depuis le début de la semaine je fais des allers retours entre chez moi et le pôle de formation situé sur Lyon. 200 km de train par jour. 4h de temps passé dans ces wagons où tout le monde fait la gueule, où chacun reste plongé du début à la fin qui dans son livre, qui les oreilles dans son lecteur MP3. Si par malheur vous dite un simple bonjour à la personne qui va partager votre accoudoir central pendant 2h de pur bonheur, une fois sur deux cette personne changera de place dans les 20 secondes qui suivront.

 

« Avec la SCNF tout est possible » nous répététons il y a de ça nos écran de télévision. Je crois qu’ils ont bien fait d’arrêter de nous bassiner avec ce slogan. En effet, hormis le fait de pouvoir arriver avec du retard un jour sur deux, d’aller aussi vite qu’à pied et de risquer le conflit avec la personne située à 13 rangs devant vous tant son sa musique est forte ou sa conversation téléphonique passionnante, je ne vois pas trop ce qui est possible.

 

J’ai tout essayé pour faire passer le temps plus vite. Lire, ça me colle la gerbe. Ecouter de la musique, au bout d’un moment j’ai les oreilles qui surchauffent. Discuter avec mon voisin, j’arrête, ras le bol de passer pour un pervers, un psychopathe, voir pire : un être sociable. J’ai même tenté de bosser, c’est pour vous dire combien j’étais désespéré. Mais un coup à droite, un coup à gauche, autant écrire sur une montagne Russe.

 

J’ai donc sorti l’arme ultime : l’ordinateur portable. Mais hélas, trois fois hélas, les prises de courant sont un objet de grande valeur dans le train.  Le jeu du matin consiste à faire deux ou trois allers retours dans tous les wagons pour trouver une place où OH MIRACLE, une prise serait disposée. Ensuite, il faut arriver à poser son ordi sur la tablette tout en gardant un peu de place pour que le ventre puisse, sans trop d’efforts, se gonfler et se dégonfler u rythme de vos inspirations et expirations. Bien s’assurer que lorsqu’enfin l’écran va s’allumer, vous n’aller pas dispenser à tout le wagon un petit jingle à fond les ballons. Ensuite, ne rêvez pas, vous n’êtes pas au bout de vos peines. Surveillez ce que vous allez ouvrir comme fichiers, vos voisins guettent. Les miens, depuis que j’ai mis un fond d’écran où l’on me voit courir nu dans les plantes vertes, détournent assez rapidement la tête. Chacun sa technique.

 

Il y a aussi les voyages dont vous vous souviendrez longtemps. Je ne veux pas parler ici des trains bloqués sur les voies pendant des plombes, non mais des voyages où votre voisin se trouve être soit un petite vieille qui on ne sait pourquoi se prend immédiatement d’amitié pour vous et vous raconte sa palpitante vie en long en large en travers. Soit une pulpeuse blonde à forte poitrine (Oh fantasme !!!!!!!). Dans ce second cas cous passerez un voyage entier à tenter de trouver un moyen d’ouvrir la bouche pour « nouer » le contact, tout en priant pour qu’elle ne voit pas que vos yeux sont dans sont décolleté depuis une heure.

 

J’aurais aussi pu vous dire combien il est agréable de voyager dans un wagon où les enfants hurles, pleurent, où les gens puent, où votre fauteuil a un truc qui vous rentre dans le dos, ou ceux où vous vous rendez compte que le train ne part pas dans la bonne direction et qu’il est direct jusqu’à Marseille, ce qui ne vous aidera pas à être à l’heure dans deux heure à Lyon….

 

J’aurai pu mais : «  Lyon, Lyon 2 minutes d’arrêt. »

Publié dans Vie

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et mon cul c'est du poulet 08/06/2009 14:44

Beau résumé de la joie des voyages en train. tout est parfait comme toujours avec vous monsieur.