Jean Teulé "darling"

Publié le par Rolston

Je suis dans ma période souvenirs de l'au delà. Je ne sais pas. En tous cas il m'est revenu en mémoire un livre que j'avais dévoré il y a deja quelques temps "Darling" de Jean Teulé. je vous copie un article sur ce livre et vous le conseil.

par Jean-Pierre Tison
Lire, décembre 1998 / janvier 1999

Chaque fois que certains demandent un coup de pouce au destin, il les enfonce. Tout leur tombe dessus. On dirait qu'ils font exprès. Dans le genre victime-née face au sort acharné, Catherine Nicolle est championne. Jean Teulé nous raconte sa vie dans Darling. Encore dans le ventre de sa mère, elle se fait traiter d'émeutière. Elle passe de l'état de fœtus non désiré à celui de «grosse futaille» souffre-douleur. S'étant juré de ne jamais être «paysante», elle n'a qu'une hâte: quitter pour toujours la ferme familiale de Basse-Normandie à bord d'un de ces poids lourds qui font trembler la maison. Elle leur court après sur la nationale. C'est au cours d'un de ces marathons qu'elle connaît son premier orgasme, grâce au frottement du short trop étroit... Cibiste, elle se fait appeler Darling. Et lorsque, au volant de son semi-remorque, Joël, alias Romeo, lui dit de monter, elle croit grimper au septième ciel. Il travaille pour les abattoirs. Elle se prépare un avenir de viande hachée. Les farces et attrapes de leur banquet nuptial sont d'une cruauté prometteuse.
Elle accouche d'un Kevin, d'un Tommy, d'une Océane. Le petit trio se retrouve à la Ddass lorsqu'elle plaque tout pour échapper à son mari qui, entre autres ignominies, a joué Darling au poker, l'a perdue et l'a tenue pendant que ses trois partenaires la violaient. Elle s'en voudra toujours de lui avoir sauvé la vie en coupant la corde avec laquelle il venait de se pendre. Des pendus, il y en a d'autres dans l'histoire, où le «haut mal», l'éthylisme, le sadisme, les accidents les plus atroces se conjuguent à la bêtise la plus crasse. Il suffirait d'en commencer la liste pour se faire couper d'un «N'en jetez plus!» à la fois incrédule et exaspéré. Mais Jean Teulé a tant de talent que, l'histoire de Darling, on la suit, captivé. Comme lui.
Il dit avoir appelé «roman» ce récit, par précaution. Et il a changé tous les noms. Darling aura eu du flair au moins une fois dans sa vie en choisissant un tel biographe. Dès ses extraordinaires albums, Gens de France, Jean Teulé avait montré sa compréhension pour certaines marges, folies douces, débilités légères, manies et fêlures de naufragés de la société. Par ailleurs, le comble de l'horreur est parfois d'une telle «hénaurmité» qu'on éclate de rire, vraiment. Et loin d'être abattu par cette avalanche de malheurs, on en sort sidéré par l'endurance de Darling. Sa «rage d'être encore verticale». On la souhaite maintenant au bout de ses peines. Et on espère avoir un jour de ses nouvelles.
 

 

Publié dans Lectures

Commenter cet article

nadeuge 30/03/2007 17:15

darling je l'ai ya quel temp est javé adoré se livre car il ya plein d'emotion quand on le lit on resen tous même envie de pleuré car sé histoir et manifique et é chaque foi ke je le re lit sé jamé lé même sentimen kon resent trop beau livre ke je conseille